Mon avenir, l'entreprise... : libres propos d'étudiants
Il n'y a pas une semaine sans qu'une nouvelle enquête, un sondage ou une étude ne paraissent pour tenter de définir l'état d'esprit des nouvelles générations. Comment conçoivent-elles l'entreprise ? Leur avenir professionnel ? Comment se projeter dans l'avenir quand on est étudiant en 2009, dans une période tourmentée et marquée par la crise ?
LA MANU a interrogé des étudiants, déjà à LA MANU ou non, de la première année au doctorat pour prendre la température, directement sur le terrain, de cette rentrée 2009. Florilèges de réactions...
Premiers extraits :
Thomas Montchovet, étudiant en Master 1 économie et société à Lyon :
« Je ne veux pas être « déclinologue » mais j'ai l'impression que l'on est un peu la « génération sacrifiée » ou que c'est en tout cas ce que l'on nous fait croire. On nous fait peur : il y a, à ce qu'on dit beaucoup de chômage chez les jeunes et il ne ferait pas bon être sur le marché de l'emploi actuellement. Mais comme il me reste deux ans d'études : « Wait and see », je ne panique pas non plus.
Ma stratégie ? J'essaye de trouver une formation porteuse de débouchés. On dit souvent qu'il faut faire ce que l'on aime mais ça ne suffit pas. J'essaye de me tenir le plus au courant possible des secteurs porteurs, des opportunités qui se dessinent pour l'avenir... »

Sébastien , étudiant en première année de droit à Paris :
« J'essaye de ne pas trop y penser et de continuer mon chemin le mieux possible. Parfois il est vrai que je trouve cela un peu angoissant alors je préfère me concentrer sur mes études. Mais de façon générale, en tant qu'étudiant je ne me sens pas encore véritablement concerné.»
Mathilde Vianney, étudiante en doctorant de philosophie à Paris :
« Je sais que cela peut sembler paradoxal et contre-intuitif au premier abord mais je suis sûre qu'en tant que jeune aujourd'hui, il faut essayer de voir les opportunités qui peuvent être engendrées par la crise. Il faut essayer de profiter de la « redistribution des cartes » et en tant qu'étudiant, cela est sans doute plus facile que si l'on est déjà en fonction depuis plusieurs années. »

Baghdad Gherras, étudiant en Master 2 Management international à Lyon :
« Malgré la crise, j'envisage mon avenir positivement. Déjà parce que je pense que les choses ne peuvent que s'améliorer et parce qu'avec ma filière je peux m'expatrier facilement dans les pays émergents comme la Chine par exemple. Quand bien même il y aurait des difficultés d'emplois en France, ça ne fait pas peur de partir à l'étranger. »
Sonia Safir, étudiante en Licence de biologie à Bordeaux:
« Je pense que si je réussi ma Licence avec succès et que je commence à m'ouvrir au monde de l'entreprise, je ne devrais pas avoir trop de difficulté dans l'avenir. En tout cas, rien ne sert maintenant de se faire un ulcère. Ma vie en entreprise ? J'aimerai trouver une entreprise ouverte au dialogue. C'est normal qu'il y ait des hiérarchies mais je n'aimerai pas travailler pour des gens qui ne tiendraient jamais compte de mon avis. Je ne pense pas que ce soit une exigence extravagante aujourd'hui mais, de toute façon, je m'adapterai. »
Et vous ? En tant qu'étudiants, comment envisagez-vous votre avenir en entreprise aujourd'hui ? Recruteurs, RK, experts, quelle est votre réaction face à ces propos ?
| Suivant > |
|---|















Commentaires
Pourtant, je suis convaincu que l'ouverture d'esprit que l'on acquiert à la fac, à la faveur de l'approfondisseme nt réel et maximal des sujets de travail, d'un emploi en parallèle, ou d'autres activités para universitaires, m'ont démontré d'une part, que mon cursus s'est enrichi et amélioré grâce à la fac, et que d'autre part, malgré un enseignement dont il ne s'agit pas la vocation première, le monde de l'entreprise de demain aura tout à gagner à faire de l'université et de ses filières non professionalisa ntes un grenier de future recrues, en cela qu'elles sont véritablement compétitives Citer
Flux RSS pour les commentaires de ce poste.