Mes 1e pas : MANUdrinks à l'UPMC
Mercredi, 23 Juin 2010 06:38

Le 15 juin, les ambassadeurs étudiants de LA MANU Paris ont invité des étudiants plus avancés de l'UPMC et de jeunes diplômés à venir échanger autour de leurs expériences, témoigner de leurs premiers pas en entreprise, après un stage ou un premier emploi.
La soirée s'est déroulée à l'Atrium Café, une des cafétéria de l'UPMC (Université Pierre et Marie Curie) dans une ambiance conviviale et détendue. Retour sur cette soirée d'été où la mutualisation de réseau a pleinement fonctionné.

18h45 : Les premiers ambassadeurs de LA MANU Paris arrivent. Fin de partiels pour les uns, vacances pour les autres, la soirée s'annonce conviviale et détendue.
19h : Ismael Aduayon, entrepreneur dans le domaine de la biotechnologie, docteur en biochimie et ancien de l'UPMC rejoint les étudiants. Ceux-ci le connaissaient déjà car Ismaël Aduayon a répondu à une interview pour LA MANU - Le Mag n°2 dans l'article Que deviennent... les biologistes ?.
Il n'avait pas remis les pieds dans sa fac depuis 13 ans mais, tout de suite, les liens avec ceux qui suivent en ce moment les mêmes études que lui se créent avec beaucoup de naturel.

19h30 : Esther Moumbe, directrice de l'antenne de LA MANU Paris et Marc Moubayed, volontaire à LA MANU Paris prononce un petit discours d'ouverture pour présenter chacun et inviter les étudiants à profiter de cette rencontre pour se créer un réseau.
Les étudiants s'installent ensuite autour des 3 tables rondes dédiées aux filières scientifiques :

La première table est animée par Baptiste le Mauff et Alé Sall, étudiants à l'Université Paris 1. À cette table, Madeleine Piffaretti, étudiante en Master 1 Informatique à l'UPMC témoigne de son expérience en tant que stagiaire au coté d'un autre étudiant en Licence informatique, Patrick Jamet qui se lance dans la création de site web et incite les étudiants à se tourner vers le monde professionnel. Patrick, qui a multiplié les stages tout au long de sa formation, insiste sur le fait qu'il a trouvé toutes ses opportunités de stages puis d'emplois par son réseau proche d'abord puis par son réseau professionnel qui s'est développé de manière exponentielle.

À la deuxième table animée par Swann Lassiva et Mario Diyendo Massilani, Ismael Aduayom et Sarah Ruffenach, ancienne étudiante de l'UPMC partagent avec des étudiants en biologie leurs expériences.

À la troisième table animée par Marc Moubayed et Oumar Ba, les témoignages vont bon train. Amir Aly, étudiant en Master 2 recherche, traitement du signal et robotique et Alexis Saal, étudiant de l'UPMC en Master acoustique et en stage chez Peugeot font part de leurs expériences aux étudiants en courts de formation scientifique.
19h45 : Les questions sont nombreuses et les réponses fusent. "Il faut en priorité se rapprocher des services de l'université (SCUIO, les secrétariats d'UFR qui proposent des stages...), grâce auxquels se constituent un réseau d'anciens et un carnet d'adresses dans lequel se trouvent les labos offrant des stages", conseille l'un des intervenants.

"Bien choisir son stage selon les thématiques abordées (public ou privé), l'équipe, et le lieu est également déterminant", souligne un autre. Ismael Aduayon explique en effet comment un de ses stages à Terre Neuve s'est trouvé être un échec à cause d'un directeur de stage absent, mais aussi d' un cadre qui ne lui convenait pas.
20h : Les discussions sont très animées. "Comment se mettre en quête d'un stage à l'étranger ?", "Faut-il mieux viser 10 ou 60 laboratoires ?", etc. Les exemples ne manquent pas : stage au Gabon, en Espagne, au Canada, pour des ministères comme pour des petites structures ou des laboratoires privés. Cette étape, comme le souligne Emma Soisson, étudiante à l'Université Sorbonne Nouvelle ou Alexis Saal, est essentielle, il semble qu'il ne faille pas hésiter à chercher le contact humain, selon Emma, il faut même privilégier « la candidature spontanée, le contact physique..., il ne faut pas hésiter à se déplacer pour donner directement son cv si l'on cherche en France.»
20h30 : « Le tout n'est pas de trouver un stage, il faut le mettre à profit et le rendre utile pour la construction de son parcours professionnel, que ce ne soit pas un stage "photocopie+café" mais un stage "compétence/responsabilité" ».
La question de l'immersion dans l'entreprise et de la progression au sein de celle-ci prend une place importante notamment dans le débat de la table 2 : Madeleine Piffaretti, souligne la complémentarité des compétences et du savoir développés en stage et à l'université. La prise de recul sur ses acquis, la remise en question et enfin l'affirmation de son projet académique ou professionnel, comme le souligne Sarah Ruffenach, sont des points centraux à la bonne conduite d'un stage. Sur la table1 est aussi pris l'exemple de Patrick qui n'avait qu'un rôle limité « au début de son stage, mais au fur et à mesure, [il] y avait moins de personnel, donc de personnes susceptibles de réaliser les tâches, par conséquent [il] a eu davantage de responsabilités, au point de devenir le chef de [son] projet ».
21h : Les discussions continuent de façon informelle autour d'un verre, c'est l'occasion pour les étudiants d'échanger leurs coordonnées et de mutualiser leurs contacts.

22h : Les étudiants rechignent à l'idée de partir et pourtant l'heure est avancée. Ce sont des étudiants armés, enthousiastes et déterminés à trouver un stage qui leur convient qui quittent l'UPMC alors que les lumières de l'Atrium Café s'éteignent.














