Les filières généralistes ont-elles un avenir... dans l'entreprise ?



bibliothequeLes littéraires, les sociologues, les historiens, les mathématiciens... ont-ils un avenir en entreprise ?

Depuis déjà quelques temps, les débats sur le rôle de l'Université et l'avenir de ses filières agitent fortement le monde universitaire et au-delà... La nouvelle mission d'insertion professionnelle assignée aux universités en 2007, le choc démographique et l'enjeu pour les entreprises de diversifier leur recrutement ont beaucoup contribué à porter cette question sur le devant de la scène.


Opposer savoirs et performance ?

On entend parfois dire que les filières généralistes devraient être consacrées à la production d'un savoir pur, exempt de toute considération utilitaire. Les étudiants issus de ses filières ne pourraient donc en rien contribuer à la performance d'une entreprise.

 

besnier-debat

Au contraire, Jean-Michel Besnier, professeur de Philosophie à Paris-Sorbonne explique, dans une interview donnée à LA MANU sur « Les compétences des universitaires », que la confrontation aux grands systèmes de pensées, la sensibilité aux finalités des actions humaines, etc. permettent à ces étudiants non seulement de s'épanouir en entreprise mais aussi d'être pour elles une recrue de choix.


Du côté des entreprises, la diversification du sourcing est à la mode. Cependant, quand on entend encore les profils universitaires qualifiés d'«atypiques » par certains RH, on est en droit de se demander si ces bonnes intentions ont dépassé le stade de l'opération de communication.

 

La diversité du sourcing, une réelle volonté des entreprises ?


Mais sous la pression du choc démographique, nombre d'entreprises vont devoir ouvrir davantage leur recrutement aux étudiants des filières non directement professionnalisante. Ceux-ci peuvent, de plus, être un atout face à la complexité du monde dans lequel les entreprises doivent se développer. Comme le souligne David-Alexandre Gava, DRH chez Siemens, « (...) leurs analyses des problématiques sont pourtant souvent moins "stéréotypées" et permettent parfois de trouver des solutions "hors du cadre", ce qui est intéressant pour une entreprise dont le business modèle est basé sur l'innovation. »

 

Le parti pris de LA MANU est que les formations universitaires doivent être un tremplin pour l'avenir professionnel quelque soit leur lien, au niveau pédagogique, avec l'entreprise. La diversité des profils est un gage de performance pour les recruteurs quand ils savent trouver les bonnes personnes; d'où la nécessité d'organiser la rencontre en amont du choix professionnel.

 

 

Réagissez !

 

Et vous? Qu'en pensez-vous? Les universitaires ont-ils de bonnes raisons de rejoindre l'entreprise? Ont-ils des compétences à leur apporter ? Peuvent-ils contribuer à leur performance ? À vos réactions, à vos témoignages... le débat est ouvert !

 

À lire :


Les compétences des universitaires, à valoriser ! Question à Jean-Michel Besnier


« Que deviennent les philosophes ? »

 

 

 

Consultez la charte de participation de LA MANU

 

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Commentaires  

 
#20 lesieur 2009-04-25 12:59 Citer:
…je bosse en maison d édition et je suis entourée de pas mal de personnes qui ont un bac+2 ou +3 et ont surtout des stages à leur actif. En fait, ils ont eu le courage de se lancer…
Aussi, beaucoup de métier s apprennent sur le tas. Ce que les entreprises recherchent essentiellement , ce sont des gens capables d apprendre et de progresser !


Je partage ton approche LAET: parmis les clefs de la réussite, IL Y A savoir inspirer confiance aux recruteurs, oser, se démerder pour apprendre et progresser sur le tas et dans le domaine qui nous attire…

Tout ca est un peu cliché, certes. Ce qui ne me semble pas cliché néanmoins c est la manière de faire tout ça: faire preuve d imagination !
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#19 Bauly 2009-04-22 20:38 Je pense que le contexte actuel invite vivement les entreprises a miser sur la flexibilité et donc entre autre sur la capacité d'adaptation de ses employés.Où donc ailleurs qu'à l'université trouver ce type d'employés?! Citer
 
 
#18 Laetitia 2009-04-22 14:21 Salut,
Moi je pense que l'un des problèmes, c'est que quand on vient de la fac, on ne sait pas forcément ce que l'on peut apporter à une entreprise, quelles qualités mettre en avant…
Tu as eu une bonne initiative Jean mais c'est vrai que tt le monde ne sait pas ce qu'il peut apporter.
Moi après une maitrise de Lettres je ne voyais vraiment pas ce que je pouvais faire, je pensais p-e être vendeuse en librairie mais ça ne me motivait pas trop.
Alors j'ai fait un M2 pro en édition, ce qui m'a surtout donné confiance en moi.
Depuis je bosse en maison d'édition et je suis entourée de pas mal de personnes qui ont un bac+2 ou +3 et ont surtout des stages à leur actif. En fait, ils ont eu le courage de se lancer…
Aussi, beaucoup de métier s'apprennent "sur le tas". Ce que les entreprises recherchent essentiellement , ce sont des gens capables d'apprendre et de progresser !
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#17 LESIEUR 2009-04-22 13:59 J'ai achevé un M2 sociologie à Toulouse 2 le Mirail il y a 6 mois.

J'ai eu un stage à réaliser. Objectif: mener une étude rémunérée pour un commanditaire.

Ambition personnelle: démontrer ma capacité à trouver un stage, dans le cadre de ma formation dite "marxiste babacoolesque" de manière autonome.

Méthode: envoie, par mail, de CV accompagné d'une proposition d'étude un peu appronffidie (5 pages à 8 pages) à plusieurs sièges sociaux notamment GDF, syndicat des restaurateurs, etc. Je cherchais le nom du dirigeant pertinents en mode système D ("copains d'avant" par exemple) et j'ajoutais "@ le nom de l'entreprise.fr ou.com ou.org". Bref, j'inventais les portes d'entrée dans les boites. Sans relache, je relancais pendant 5 mois environ.

Bilan: 3 propositions, GDF = stage à 900E; syndicat restau = 300 E…j'en ai choisi un autre! Eliz, n'oublie pas d'être force de proposition, et tu sauras quoi faire comme tu l'aimes!
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#16 LESIEUR 2009-04-22 13:44 1. Les diplômés des filières généralistes ont un avenir, sinon c'est la mort…

la question: comment construire son avenir et notamment dans l'entreprise ?

2. Nous, universitaires sommes compétents voire talentueux. Veillons à ne pas affirmer une hypothèse sans la démontrer, avec humilité…

la question: en quoi sommes nous talentueux? Comment traduire nos acquis universitaires et démontrer nos compétences?
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#15 David 2009-04-22 12:18 Aujourd'hui en thèse de droit à Paris V, l'université m'a apporté un regard plus critique et des connaissances générales qui me permettent de mieux coller à la réalité du monde professionnel. En plus de ces connaissances d'ordre générale, je peux me prévaloir de réelles connaissances techniques. D'un autre côté, je pense que l'entreprise ne dispose pas de réelle porte d'entrée pour toucher efficacement les universitaires et, c'est là précisément que l'idéologie de la Manu prend tout son sens. En effet, fabriquer le lien entre entreprises et universitaires en améliorant la lisibilité entre ces entités, ne peut qu'améliorer notre insertion professionnelle , car notre talent existe réellement. A nous de le valoriser. Citer
 
 
#14 DD 2009-04-22 09:44 Tous ceux qui sortent des filières généralistes ont des compétences transversales qui leur permettent de réussir dans le monde de l'entreprise.

J'ai rencontré récemment une doctorante qui avait fait sa thèse sur les inscriptions funéraires sur les monuments aux morts à Québec. Avec un tel sujet, vous trouvez que c'est facile d'aller frapper à la porte des entreprises ensuite ?

Et pourtant… elle vient d'etre recruté en CDI pour faire de la veille sur les livres numériques.

Beaucoup de choses sont possibles !
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#13 Pauline 2009-04-21 23:36 @ Emilie

Effectivement, les études universitaires généralistes n'ont a priori pas beaucoup de débouchés évidents. Mais c'est peut être ça leur force justement: elles peuvent préparer à tout un tas de métiers que l'on imagine même pas encore. Une des missions de LA MANU, c'est justement de faire découvrir toutes ces perspectives professionnelle s communes aux étudiants… et aux entreprises . Et comme tu le dis, les étudiants sauront se prendre en main pour construire ces nouveaux chemins !
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#12 Emilie 2009-04-21 22:59 Aujourd'hui étudiante en M1 Ressources Humaines à la faculté de gestion de l'Université de Toulouse, je pense que ma licence en économie et gestion (très généraliste: éco, maths, informatique, socio, anglais, compta…) m'a appris l'autonomie et m'a donné du temps. Pas facile de savoir ce que l'on veut faire à la sortie du lycée! La fac permet de faire des études tout en se laissant le temps de "se trouver" avant de choisir une spécialité (plus prometteuse en termes de débouchée et d'embauche). Le fonctionnement de l'université oblige les étudiants à se prendre par la main et à ne pas attendre que les profs mâchent le travail! Une autonomie et une prise d'initiative appréciées par l'Entreprise. Pour résumer les études généralistes à l’université c’est cool ! Citer
 
 
#11 ed 2009-04-21 21:23 bonsoir, moi j'ai eu une licence d'économie c'est à dire que l'on appliquait des modèles abstraits à des situations non credibles autant dire qu'en entreprise mes connaissances n'auraient pas eu une grande utilité. Mais outre les connaissance "dur" ces années m'ont permis de m'ouvrir l'esprit, d'avoir un esprit critique, une bonne capacité de travail, et surtout comme ayant été à la fac une capacité d'"auto-apprentissage" superieur à la normal.Toutes ces capacités ne sont certe pas sanctionner d'un diplôme mais les entreprises en raffolent. Citer
 

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