Le texte fondateur - Contribuer à changer la donne
Contribuer à changer la donne
Nous agissons parce que c'est la condition pour ne pas en rester aux attitudes velléitaires, pour ne pas être dans le commentaire ou la complainte et pour avoir prise sur les choses.
Le pragmatisme d'une telle démarche suppose aussi de l'ambition, qui donne la force de faire en dépit des résignations, des « c'est comme ça » et des « on a déjà fait », « on a tout essayé ». Ces changements, nous les commençons maintenant, avec fermeté et persévérance, parce que les idées, si bonnes soient-elles, ne suffisent pas à s'imposer d'elles-mêmes.
"Le goût de l'avenir, c'est l'ambition de devenir entrepreneurs de nos propres vies. C'est vouloir s'approprier l'avenir en contribuant à le façonner plutôt que de vivre sur la rente de ce qui a déjà été fait. C'est créer par nous-mêmes du lien, des réseaux de solidarité."
C'est permettre à des gens très différents de se rencontrer.
Ce travail est possible en sachant faire preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit, d'envie d'apprendre. La curiosité n'est pas un vilain défaut, c'est même un moteur prodigieux pour l'action.
Le goût de l'avenir, c'est faire des choses nouvelles, les découvrir en les faisant, explorer en repoussant toujours plus loin la frontière de ce que nous pouvons et savons faire, quitte à prendre des risques, à forcer le destin, à oser et avoir du culot. C'est parfois difficile. Cela s'oppose à nos tendances naturelles au confort, à la facilité et parfois aussi au contentement béat de soi.
Notre engagement est exigeant. Il suppose du dépassement, c'est-à-dire ne pas renoncer prématurément face aux obstacles, à la difficulté ou à l'inconnu.
Ouvrir le champ des possibles
L'enjeu n'est pas de savoir s'il faut être pour ou contre l'adéquation des formations avec les besoins des entreprises, qu'elles ont d'ailleurs bien du mal à exprimer à l'avance. Depuis le CPE et la demande qu'il a fait émerger, nous sommes sortis des débats dogmatiques en la matière. L'enjeu, c'est plutôt de construire des ponts, des liens entre les étudiants et les entreprises pour que les réseaux ne soient plus réservés à un petit nombre, voire à une petite élite, qu'elle soit issue de l'université ou d'ailleurs.
La rencontre reste à faire pour la grande majorité des étudiants.
"Être révolutionnaire sur cette question, c'est être pratiques, opérationnels, empiriques, c'est faire et innover par l'action."
Être révolutionnaire, c'est faire « plus ensemble », c'est jouer la transmission entre les générations, c'est favoriser les synergies et la mise en réseaux, c'est taper plus fort, c'est permettre aux énergies créatrices de se déployer, à la capacité d'initiative de se réaliser.
Les étudiants n'ont pas attendu pour se prendre en main, pour avoir du talent et cela dans de nombreux domaines.
LA MANU va leur donner la possibilité de le déployer aussi pour construire leur avenir professionnel.
Au fond, ce qui nous rassemble dans cette entreprise par delà nos différences, c'est l'affirmation par chacun de nos actes que nous avons prise sur l'avenir, que nous nous en sentons responsables, que le monde appartient à ceux qui le font.
Avoir le goût de l'avenir, c'est s'interroger, inventer, faire autrement, essayer.
C'est réapprendre à aimer l'avenir.
Un avenir qui n'est pas écrit.
Julie COUDRY - Laurent BERAIL
Fondateurs de LA MANU
1 _ Baromètre Étudiants - Ministère de l'Enseignement Supérieur, février 2008











